Higashiyama Kyoto Voyages

Kyoto – Le temple Sanjusangen-do

Le mystérieux temples aux mille et une statues

Durant nos précédents voyages au Japon et passages à Kyoto, nous avions toujours voulu aller au temple Sanjusangen-do (三十三間堂), mais à chaque fois, c’était comme une malédiction : soit nous arrivions trop tard, soit nous n’avions plus le temps d’y aller 😮

Cette fois, durant le « Sakura trip » 2013, il était hors de question d’y renoncer !

D’autant plus que le Sanjusangendo est réputé pour calmer les pleurs des bébés qui dorment mal la nuit et avec notre fils qui n’a toujours pas dormi plus de 2H d’affilés depuis sa naissance… pourquoi pas essayer 😀

On peut également demander aux moines de réaliser un Omamori (御守, un talisman) spécial, pour les enfants qui pleurent beaucoup et dorment mal la nuit. Son prix est un peu élevé, donc on a longuement hésité, puis finalement on s’est dit que ses deux ans arrivaient bientôt (il parait que tous les enfants dorment à 2 ans) et qu’on était plus à quelques mois près 😮

Sanjusangendo-Kyoto-saison-sakura-vue-face

Ce qu’on voit du bâtiment en arrivant

 

Un peu d’histoire

Le Sanjusangen-do ou Pavillon des trente-trois intervalles, est un temple bouddhiste de l’école Shingon (眞言), construit en 1132 et finalisé par Taira no Kiyomori (平 清盛) en 1164.

Appelé à l’origine Renge-o-in (蓮華王院), il a été détruit dans un incendie en 1249 et reconstruit entre 1251 et 1256.

Son nom, aujourd’hui, Sanjusan (三十三, trente-trois) gendo (間堂, espaces/intervalles), est inspiré des espaces entre ses piliers. Il est très long et le chemin que l’on emprunte est plutôt étroit (les statues prennent toutes la place).

Le Sanjusangen-do est d’ailleurs la plus longue structure en bois du monde, avec ses 118,22 mètres et renferme 1 001 statues de bois, représentants des divinités bouddhistes sculptées par trois célèbres artistes de l’époque : Tankei (湛慶, école Kei de l’époque Kamakura), Kozyo et Unkei (運慶, père de Tankei).

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Vous rendez-vous compte de sa longueur ? 🙂

 

Le temple Sanjusangen-do

Quand on arrive dans sa cours, on ressent tout de suite un sentiment d’immensité ! Mais pas tant pour le bâtiment, car on voit seulement son côté de face, mais surtout cette cours qui semble démesurée.

À l’entrée, comme d’habitude, on se déchausse, on met ses chaussons (trop petits :o) et pour une fois, on se balade pas avec son sac en plastique, il y a des casiers, ouf 😮

Hélas, comme dans beaucoup (trop) de lieux au Japon, les photos de l’intérieur sont interdites. C’est dommage, car l’intérieur est vraiment splendide…

Dès l’entrée, on suit un petit couloir et on commence à apercevoir de côté, sur une longueur folle, des centaines de statues, sur plusieurs rangées ! Il y en a de plusieurs tailles et représentant divers idoles du bouddhisme.

La plus grande et importante d’entres elles, se trouve au centre, assise et est à l’image de Juichimen Senju Kannon (十一面千手観音). De nos jours, si elle pouvais parler, elle vous dirai sans doute : « Wesh gros, appelle-moi Kannon ».

Kannon représente le « stade » ultime du bouddhisme (et non pas un appareil photo :o), juste avant d’atteindre l’éveil du Bouddha. Elle a 11 visages, 1000 bras, ses yeux sont en cristal et elle a été sculptée par Tankei en 1254.

Autour d’elle, sur ses flancs gauches et droits, c’est dix rangées de cent statues en or de Senju Kannon. Toutes ces statues sont assemblées en bois et comme il serait difficile de respecter leurs 1000 bras, les sculpteurs se sont « contentés » de 21 paires.

On récapitule : 10 rangées de 100 statues + 1 géantes –> Le compte est bon ! Mille et une statue ? Et bien non ! 😀

En plus, il y a trente autres statues, 28 représentant les serviteurs saints de Kannon (le gang Nijuhachi Bushu), disposés un peu comme des gardes et les deux gardiens des temples bouddhistes, que vous croiserez très souvent : Raijin (雷神, Dieu du Tonnerre) et Fujin (風神, Dieu du vent).

Lorsqu’on visite ce lieu, on ressent une atmosphère très particulière, comme une oppression (dû au nombre de statues ?), mais sans le côté négatif de la chose. Les statues sont très jolies, malgré leurs âge et chose rare, toute est très bien décrit en anglais, donc la visite peu être longue, si comme moi vous êtes séduit par les lieux et ne pouvez vous empêcher de tout lire (ma femme a du me presser un peu sur la fin :o).

Je ne peux malheureusement pas vous montrer de photos et je ne ferai pas comme quelques autres sites/blogs qui mettent en ligne des photos de brochures ou trouvées sur Internet. De plus, même si l’ont peut trouver des photos sur leurs site Internet (sources plus bas), il est demandé de ne pas les reprendre sans leurs autorisations.

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L’autre bout du pavillon, qui parait infini 🙂

 

Un peu de verdure

Passons aux alentours du temple Sanjusangen-do, car il n’a pas que une immense cours, il possède également un petit coin de verdure. Je vais pas aller jusqu’à parler de jardin, comme on l’entend au Japon, mais il y a tout de même de quoi faire une balade, avec un bel étang, des pins, cerisiers et de longs pas japonais entre les arbres.

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Attention aux araignées 😮

En réalité, c’est toute l’enceinte du Sanjusangendo qui est composée de différent petit coins rappelant les parc japonais.

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J’ai adoré ce petit étang 🙂

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Un petit sanctuaire avec son Sakura 🙂

Et puis, dans ce « jardin », il y a aussi la « fontaine des nuit sanglotantes » ! Elle est appelée ainsi, car son bruit fait penser aux pleurs de bébé.

On dit également que la visiter permet de faire arrêter un bébé de pleurer la nuit… Vous pensez bien qu’on y a été mais l’effet n’a pas été vraiment là… 😮

 

En conclusion

Le Sanjusangen-do est un lieu un peu magique ! Je ne pensais pas être autant absorber une fois à l’intérieur.

En plus, comme les photos sont interdites, seul sa visite permet de garder ce souvenir à vie et rien que pour ça, même si vous pouvez trouver des photos sur l’Internet, ça veut le coup d’y aller, car les photos ne dégagent pas du tout cette ambiance un peu spéciale, imposée par ce millier de statues 🙂

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À propos de l'auteur

m0shi

Développeur en informatique dans la vie, marié à une japonaise, papa de deux petits garçon adorables, vous retrouverez sur ce blog mes récits et photos de nos voyages au Japon, des articles sur le Japon, des tests et des recettes de cuisine japonaise (par ma femme).

Ce blog est la partie expression du site de recherche de correspondant(e)s et ami(e) japonais(e)s : http://www.m0shi-m0shi.com
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